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Pour leur premier disque « Dirècte » (Hètaman, 2019) enregistré en
2018 et sorti en 2019, le duo a voulu montrer ce qu’ils faisaient de mieux :
jouer dans l’énergie du moment leur musique de la manière la plus sincère et
la plus généreuse. C’est donc cette envie qui les a motivé à choisir une
méthode d’enregistrement très particulière. Tout le disque a été enregistré en
direct et filmé en plan séquence, une manière de prendre un cliché sincère
de ce qu’était CXK là, dans ce moment donné. À l’aide d’un groupe
électrogène, chaque morceau a été enregistré et filmé dans un endroit
insolite : un pont d’autoroute, une mine de fer désaffectée, une industrie
vidée de ses machines, un atelier de menuiserie autant de lieux faisant écho
aux textes des chansons. Mais c’était aussi un clin d’oeil aux « generator
party » californienne qui dans les années 1990 ont propulsé un nouveau style
de rock, le stoner. De moins en moins diffusé dans les salles de Los Angeles,
les groupes punk rock se sont retrouvés à organiser des concerts dans le
désert à l’aide de groupes électrogènes. De cette rencontre avec le paysage
désertique est né le « stoner rock », une musique plus lente, plus large,
correspondant à l’espace vide du désert, une musique organique ancrée
dans son territoire.
Depuis sa naissance, CXK cherche à provoquer des rencontres avec d’autres
artistes. Deux chansons de cet album ont été réalisées avec des musiciens
invités, le groupe Barrut (polyphonie énervé) et Matèu et Roman BAUDOIN
du groupe Artús.